
Braque
Résidentiel · Paris 14e, parc Montsouris · 2022 · 250 m² · Rénovation d'un appartement de la villa Guggenbühl, André Lurçat, 1926
Une rue qui longe le parc Montsouris, et des cubes de béton armé imbriqués les uns dans les autres : la villa Guggenbühl, qu'André Lurçat, disciple de Mallet-Stevens, construit en 1926 pour le peintre zurichois Walter Guggenbühl. À l'intérieur, un grand atelier ; sur le toit, une terrasse consacrée à la culture physique. La maison est coupée en deux appartements dans les années 1970. L'agence est intervenue sur celui du haut, pour une famille de quatre, avec carte blanche.


Le sujet n'était pas le décor mais le plan. L'appartement se déploie sur trois niveaux et se divise dans la hauteur plutôt que dans la largeur : une entrée minuscule, un escalier vers une première chambre, un autre vers la cuisine et la salle à manger en mezzanine, puis quelques marches encore pour redescendre au salon. La chambre parentale a pris la place de l'ancienne salle à manger, tout en haut, dans une véranda qu'il a fallu fortifier. La terrasse s'ouvre dans son prolongement, sous l'avancée de béton perforé, au-dessus des arbres du parc.
La matière tient l'ensemble. L'érable teinté verni court d'un niveau à l'autre, et un miroir fumé bronze en reprend la tonalité pour le faire ressortir, chaque matériau mis en valeur par le suivant. La fenêtre en baie élancée que Lurçat avait ménagée pour casser la linéarité de la façade éclaire le salon, dont l'agencement enveloppe la banquette et le bar. La salle à manger, elle, a été traitée comme une terrasse ouverte sur le jardin. Le cendrier Smoking y est posé.



















